Archives mensuelles : octobre 2009

Jean Sarkozy la suite du retour de la fin

Suite à l’article paru hier sur mon site à propos de Jean Sarkozy, ses excellents mais néanmoins contestables résultats et sa candidature à la présidence de l’EPAD j’aimerais conclure un peu l’histoire.

Donc entretemps, Jean Sarkozy a déclaré renoncer à la candidature pour l’élection de la présidence de l’EPAD sans pour autant renoncer à sa candidature en temps qu’administrateur de l’EPAD. Il a en effet été élu (ou nommé au vu de la position politique des électeurs) à ce poste qui était censé être la première étape avant la présidence (de l’EPAD, pas de la République). On le félicite donc pour son élection/sa nomination et surtout pour son brillant coup politique. En effet, en revenant sur ses ambitions, il se pose en tant que victime de la polémique, en tant que martyr lynché par le peuple et la communauté internet (où s’est déroulé la majorité de la contestation, via FaceBook, Twitter, pétitions en lignes et autres). D’ailleurs, encore une fois Jean nous montre qu’il est passé maître dans l’art de profiter de la situation que ce soit en étant fils de Président de la République ou victime tombé sous les frondes ennemis. J’imagine donc que les opposants à Jean Sarkozy sont à la fois jubilants et tristes. Heureux de voir que leur contestation a porté ces fruits mais attristés par le fait que Jean Sarkozy en ressorte la tête haute (et plus fort qu’avant) et qu’il tire un bénéfice à toute cette histoire.

Bref, au moins cette polémique qui a tout de même durée deux semaines nous aura divertit, tant par l’imagination des internautes que par l’humour des médias étrangers voir par ce qu’on a pu apprendre (de mauvais évidemment, ici je ne fais que cracher mon venin) sur le fils de 23 ans du Président.
Tout d’abord, qu’on soit clair sur ses études, un article de Rue 89 explique très bien tout cela. Mais pour résumer, Jean Sarkozy ne possède en poche qu’un Bac+1 (en clair, presque n’importe quel autre citoyen est tout aussi qualifié que lui, académiquement parlant, pour diriger l’EPAD).
Ensuite, on aura bien rit (jaune cela dit) de ce que les médias étrangers, nos voisins qu’ils soient proches ou loin, ont pu dire sur la France, symbole de la démocratie. Un autre article de Rue 89 l’explique tout aussi bien.
Mais le meilleur a quand même été l’humour des internautes qu’on a pu observer sur les différents réseaux sociaux. Ainsi, des groupes Facebook se sont crées tels « Pour que Jean Sarkozy Bac +1 nommé à La Défense aille plutôt bosser à Mcdo! » ou « Pour que Louis Sarkozy représente la France à l’ONU après son passage en 6e ». Des phrases comme « Avec un clown à l’Elysée, un judoka à l’assemblée et un âne à la défense, la France est entre de très bonnes mains… », « On a connu Jean Sarkozy lorsqu’il s’était fait voler son scooter. Les policiers ont fait des recherches ADN pour le retrouver. Pour ton scooter Sarko ne fera pas se déplacer Les Experts et le NCIS… » ou encore « On se rappelle qu’il avait dit à David Martinon, candidat à la mairie de Neuilly, qu’il le “soutenait à mort”. Quelques jours après il voulait se présenter contre lui ! » ont vus le jour. Phrases à la fois humoristiques et malheureusement un peu véridiques. Un site a même été fondé spécialement pour cette polémique et recense les meilleurs Tweets sur la polémique. Je vous conseille de le visiter au moins une fois.

Pour faire court, la polémique étant terminée, chacun peut revenir à ses occupations. Nul doute qu’on entendra bientôt parlé de Jean Sarkozy dans les prochaines années (en espérant qu’il ait un véritable diplôme d’ici là) puisque toute cette histoire n’a fait que le renforcer politiquement.

Pourquoi Jean Sarkozy influence passivement les électeurs

Amis n’ayant que le baccalauréat en poche soyez rassurés, la dictature des diplômes est terminée. Jean Sarkozy l’a prouvé, lui qui est conseiller général des Hauts-de-Seine depuis qu’il a 21 ans et bientôt président de l’EPAD (Etablissement Public pour l’Aménagement de la Défense). En effet, son ascension fulgurante, qui a commencé en bas de la hiérarchie sociale avec seulement un Bac L comme bagages, un passage raté en hypokhâgne et enfin une deuxième année en études de Droit (deuxième année qu’il a redoublé 2 fois quand même), montre bien que l’on peut juste avoir le Bac, être très largement moyen dans ses études et tout de même obtenir des postes qui permettent de brasser des millions d’euros. Qui a dit que le nom de famille jouait pour beaucoup là-dedans ?

Bref, je ne vais pas revenir sur sa candidature controversée à la présidence de l’EPAD, aidé de son cher père, ni au fait que lors du vol de son scooter d’importants moyens ont été déployés (notamment des tests ADN, comme la police aurait fait pour n’importe quel autre citoyen) afin de rechercher les coupables et encore moins la relaxe prononcée alors que Prince Jean été coupable de délit de fuite. Non, je vais plutôt vous parler du point le moins controversé de la vie de notre cher Jean, ça changera pour une fois.
Non, je vais plutôt vous parler de son élection démocratique au sein du Conseil Général des Hauts-de-Seine. D’un point de vue légal, il n’y a rien à dire. On ne peut pas l’accuser de tricheries, manipulations ou autres puisqu’il n’y en a pas eu (profitez, pour une fois que je ne crache pas mon venin sur le dos du clan Sarkozy-UMP). En revanche, on peut critiquer le fait que son nom, son père, bref son statut de « fils du Président de la République » ait influencé un bon nombre de citoyens. Car voyez-vous, même si peu de personnes en parlent, la même personne (Prince Jean pour ceux qui n’arrivent pas à suivre au fond) sans son statut de « fils de » n’aurait sans doute pas été élu au Conseil Général, il n’aurait en tout cas pas eu un si grand score (51,91% quand même). En effet, imaginons que vous votiez aux élections cantonales dans le canton de Neuilly-sur-Seine-Sud. Vous avez plusieurs candidats qui se présentent à vous, comme dans toute élection démocratique. Auparavant (en Mai 2007 pour être précis) vous aviez voté pour le candidat UMP, Nicolas Sarkozy, aux élections présidentielles et vous êtes tout à fait satisfait du travail qu’il fait en tant que chef d’Etat (oui je sais, c’est difficile d’être satisfait mais ce n’est pas interdit). Or il se trouve que l’un des candidats a cette fameuse élection cantonale est le fils de Nicolas Sarkozy (que vous aimez beaucoup, rappelons le). A mon avis, votre choix sera vite fait et votre logique vous poussera à penser que Jean Sarkozy suivra l’œuvre de son père, organisera sa politique en accord avec celle du son Papa de Président de la République (le même dont vous êtes fier). Vous voterez donc sans aucune hésitation pour le fils de Nicolas Sarkozy.

Mais à la rigueur, on aurait pu penser pour ces élections que n’importe quel autre candidat UMP aurait eu une belle victoire (canton de Neuilly-sur-Seine-Sud je le rappelle !!!). Quoiqu’on aurait légitimement le droit de demander à avoir un candidat compétent qui a un minimum d’expérience en politique voir un réel diplôme (c’est le même problème que pour David Douillet à croire que c’est une spécialité de l’UMP). Seulement voilà, qu’en est-il lorsque Jean Sarkozy se présentera (et il le fera) lors d’élections où les différents partis politiques se livrent habituellement une lutte féroce (et où la Droite est réellement divisée) ? Les gens ne se baseront-ils pas uniquement sur ses origines familiales plutôt que sur ses compétences ou ses études (deux choses très limitées chez Jean) ? La politique est-elle maintenant le fait de « fils de » comme c’est le cas de Jean Sarkozy ou Martine Aubry (fille de Jacques Delors, statut sur lequel elle a pas mal jouée) ? Alors même que les diplômes ont de plus en plus de valeur, un jeune homme sans réelles compétences scolaires (Jean n’a que le Bac) peut-il se permettre de donner des leçons de politiques sans même avoir quelques connaissances de la véritable vie ?

Bref, je vous laisse seuls juges, je pense que vous devez déjà connaître mon opinion sur les Sarkozy. En tout cas, cette nouvelle polémique à propos de Prince Jean et de l’EPAD aura fait rigoler un bon nombre de nos voisins plus ou moins lointains. De la Grande-Bretagne à l’Australie en passant par la Chine, l’Inde et l’Iran. Des démocraties se moquent du « népotisme à la Française », des dictatures rigolent des « donneurs de leçons démocratiques Français qui ne respectent même pas leur propre préceptes » et l’Inde déclare même que le « système de dynastie n’est pas terminée en France ».
Mais le pire dans tout cela c’est que tout ces pays ont raisons. A quand la honte d’être un citoyen Français gouverné par des Hommes qui ne sont même pas capables d’agir démocratiquement ?